EDITO

La SFAP a 30 ans, déjà, le temps d’une génération, un âge de maturité et d’élan vital. Elle accueille la FISP, toute jeune, avec son ambition, ses attentes urgentes, son vaste champ d’action, 46 pays, dont la France et ses voisins d’Europe, le Québec outre atlantique, une grande partie du continent africain, sans oublier les autres ! Ce congrès, nous le voulons  construit dans la diversité et l’ouverture ; c’est pourquoi il n’a pas de titre, ni de thème unique, pour la première fois.

Le socle de la pratique des soins palliatifs reste cette synergie, cette interdépendance du soin et de l’accompagnement, mots clés en travail permanent. Les évolutions, voire les bouleversements, technoscientifiques, thérapeutiques, sociétaux, législatifs, organisationnels, financiers, en cours et à venir, induisent des mutations profondes, interrogent nos modèles. Puissent-ils être un levier pour innover, développer de nouveaux outils et approches, et nous inciter à être force de proposition.

Cette rencontre entre différents continents, pays et cultures, mais aussi entre différentes spécialités, disciplines, professions, donnera au plus grand nombre l’opportunité de relire le parcours, le mouvement des soins palliatifs en France et ailleurs, de croiser avec curiosité nos expériences en contextes divers et complémentaires, de partager nos contraintes et questionnements.

Que ce congrès des 30 ans de la SFAP, en complicité avec la FISP, manifeste, avec ses 3 000 participants, le dynamisme pour croître, le souffle pour construire, la capacité de découvrir.